Le Dewoitine D-520 fut certainement le meilleur chasseur que la France est produit pendant la seconde guerre mondiale. La France est sortie de la première guerre mondiale avec une puissante industrie aéronautique. Mais pendant l’entre deux guerres, cette industrie fut nationalisée et eu de grands problèmes de réorganisation. Dewoitine conçut dans les années trente une série de chasseurs, les D-500, D-501 et D-510 mais ceux-ci étaient périmés au déclenchement du conflit. Le constructeur avait cependant poursuivi ses études selon des travaux et des concepts modernes et le D-520 fut le résultat d’une initiative privée (sa désignation vient du fait qu’il devait être capable de voler à 520 km/h). Le premier prototype fut achevé en septembre 1938 et l’armée de l’air comprit très vite la valeur de cet intercepteur moderne. Elle en commanda rapidement 200 exemplaires. Le D-520 se présentait comme un monoplan à ailes basses au train d’atterrissage escamotable. Sa motorisation était assurée par un bloc Hispano-Suiza 12Y45 de 935 chevaux.

Le D-520 entra en service au début de l’année 1940. Seul un groupe de chasse en était équipé lorsque l’Allemagne lança sont attaque en mai 1940. Ce chasseur a efficacement combattu dans le ciel de France et a surement contribué à la probables perte des 1000 avions allemands abattus pendant la campagne de France.
Cet avion fut ensuite utilisé par les forces aériennes du gouvernement de Vichy, gouvernement qui relança la production de l’appareil sous contrôle allemand. Il fut entre autre employé dans la dure campagne de Syrie en 1941. Il servit aussi d’avion d’entrainement à la future escadrille "Normandie Niemen" qui se préparait pour son voyage en URSS avec cet appareil au Liban. L’avion combattit également les alliés lors de l’opération Torch en Afrique du Nord. La Luftwaffe utilisa également l’avion comme appareil d’entrainement et en rétrocéda à la Bulgarie, à la Roumanie et à l’Italie. Lors du débarquement en juin 1944, les forces françaises libres purent combattre sur des D-520 récupérés à l’armée allemande. Elles s’en servirent dans des missions d’attaque au sol des colonnes allemandes en retraite.
D 520 à Rayak au Liban. La future escadrille Normandie-Niemen s’entraine sur ce type d’appareil en attendant de voler sur des appareils russes
Après la seconde guerre mondiale, une version biplace fut construite à 14 exemplaires pour servir brièvement à des missions d’entrainement.
Caractéristiques techniques : Type : Chasseur monoplace Envergure : 10,20 m Longueur : 8.77 m Surface alaire : 15,97 m2 Vitesse maximale : 515 km/h à 5200 m Masse maximale au décollage : 2650 kg Rayon d’action : 745 km/h Plafond pratique : 10200 m Moteur : 1 Hispano_Suiza 12Y45 à pistons en ligne de 930 ch Armement : 1 canon de 20 mm dans le moteur, 4 mitrailleuses de 7,5 mm dans la voilure
smercier
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Forum
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Dewoitine D-5204 novembre 2009, par L.P.
Permettez une petite demande de précision : quand vous écrivez que pendant l’entre-deux-guerres, l’industrie aéronautique française est nationalisée et qu’elle connaît des problèmes de réorganisation, vous induisez que le second est une conséquence du premier.
Or, si je ne m’abuse, c’est justement parce qu’elle était inefficace et éclatée entre trop de petits ateliers privés que cette industrie a été en partie nationalisée, afin de parvenir à une véritable production de masse. Alors certes il y a eu des problèmes de "réorganisation" (de nos jours on appelle cela "rationnalisation" ou "modernisation") mais ceux-ci sont la conséquence de la désorganisation privée pas de l’incompétence publique...
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Dewoitine D-52015 novembre 2009, par smercier
Bonjour,
Désolé, je n’ai pas vu votre remarque immédiatement...mon site est censé me prévenir dès qu’il y a un message, mais apparemment, cela ne fonctionne pas ! Je ne pense pas qu’il faille prendre cette remarque comme le fait que l’industrie aéronautique est désorganisée par la nationalisation...je pense que la nationalisation de cette industrie à du prendre du temps et demander des efforts d’organisation difficiles au début...La nationalisation était certainement importante et a du contribuer à améliorer les choses.
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