A partir de 1943, la menace aérienne alliée se faisait de plus en plus criante...les chars allemands se trouvaient de plus en plus menacés par les avions d’attaque au sol et le haut commandement allemand décida la production de véhicules antiaériens capables de suivre les unités de panzer lors de leur progression. En premier lieu, on décida de fabriquer un véhicule chenillé, type de véhicule le plus apte à accompagner les chars au combat. L’excellent châssis du char léger Panzer 38 tonnes fabriqué par BMM à Prague fut retenu pour fabriqué cette artillerie antiaérienne sur automoteur. Les premiers Flakpanzer 38t commencèrent à équiper les unités à partir d’octobre 1943...on produira environ 162 de ces engins qui seront affectés à la compagnie de commandement de chaque bataillon de chars (3 ou 4 par compagnie). Ce véhicule servira jusqu’à l’été 1944, ce qui veut dire qu’il aura servi peu longtemps sur le front. C’est logique car ce Flakpanzer 38t possédait quelques défauts, comme une protection trop faible ou une suspension arrière trop chargée. Il aura au moins servi à montrer l’utilité de tels engins et à préparer la conception de nouveaux véhicules antiaériens plus aboutis.

Entre-temps, les services techniques allemands avaient pu étudier l’automoteur antiaérien italien armé d’un affut quadruple de canons de 20 mm en tourelle blindée, et la firme Ostbau de Sagan Schliesen s’en était inspirée pour proposer un nouvel automoteur antiaérien qui utilisait sans aucunes modifications le châssis du "Panzer IV". L’affut quadruple de 20mm était monté dans une tourelle faite de tôles d’acier de 16 mm soudées entre elles et dont l’assemblage assurait aux occupants une faible protection. La tourelle pivotait manuellement. Les seules ouvertures étaient celles que nécessitait le pointage des armes, la visibilité et l’évacuation des gaz. Appelé Flakpanzer IV, il fut surnommé aussi Wirbelwind (Tourbillon). Les canons quadruple Flak 38 de 20 mm pouvaient s’abaisser de 10° et se relever jusqu’à la verticale. Il fut ainsi défini en mai 1944, sur châssis de Panzer IV H et J et fut suivi en juillet d’une variante armée de la pièce de 37 mm modèle 1943, variante baptisée Ostwind (vent d’est). Il fut fabriqué un total de 105 Wirbelwind et de 43 Ostwind, ce qui permit aux régiments blindés d’élite de recevoir chacun 3 Flakpanzer IV Wirbelwind par compagnie de commandement. Le Wirbelwind n’arriva malheureusement sur le front qu’après le débarquement en Normandie ; où il aurait pu être très efficace, contre les attaques aériennes évidement, mais aussi pour des attaques antipersonnelles.

Ces automoteurs antiaériens se révélèrent très utiles aux troupes de campagne et les études se poursuivirent sans relâche, avec pour résultats des projets de plus en plus aboutis. Par exemple, on fabriqua le Zerstörer 45, qui n’était autre qu’un Wirbelwind doté d’un affut quadruple de canons de 30 mm au lieu de 20 mm pour le Wirbelwind.
Caractéristiques techniques : Type : Automoteur antiaérien longueur : 5,92 m Largeur : 2,90 m Hauteur : 2,76 m Moteur : Moteur V12 à essence Maybach HL 120TRM de 228 Kw Vitesse maximum : 38 km/h sur route Autonomie : 200 km Armement : 4 canons flak 38 de 20 mm, une mitrailleuse dans le châssis
Source : Magasine connaissance de l’histoire, blindés 1944-1945 ; profils et histoire, hors série n°6, éditions Hachette



