Strasbourg

jeudi 6 août 2009 par smercier

Pour beaucoup de navires de guerre français datant d’avant 1939, l’accent avait été mis sur la vitesse. Lors des essais en mer, le Strasbourg soutint la vitesse moyenne de 30,57 nœuds pendant huit heures, avec ses turbines Parsons à simple réduction développant 114000 chevaux. Ce bâtiment avait une vitesse de croisière de 20 nœuds. Les six chaudières d’Indret étaient perfectionnées pour l’époque, elles fonctionnaient à 27 kg/cm2 à une température maximale de 350° Celsius. Les canons du Strasbourg étaient du calibre de 330 mm, tirant un obus de 58 kilos à une vitesse initiale de 850 mètres par seconde. A l’élévation maximale de 35°, la portée des canons était de 32,7 km. Le Strasbourg pouvait tirer trois salves par minutes. Une autre caractéristique intéressante de l’armement résidait dans l’existence de deux types de canons de 130 mm, l’un pour les tirs aux faibles élévations, l’autre, avec un projectile plus léger, pour les tirs aux grandes élévations (anti-avions). C’était une première approche d’une artillerie mixte très en avance sur celle des autres marines, mais l’affût à pointage semi-vertical n’était pas satisfaisant. La DCA était installée à l’arrière, tandis que l’artillerie secondaire antisurface se trouvait au niveau de la superstructure avant, position qui aurait du être celle de la DCA pour obtenir la plus grande puissance de feu. La catapulte était montée sur la plage arrière comme à bord des cuirassés italiens, mais un grand hangar avait été installé pour abriter les quatre hydravions Loire-Nieuport 130. Ce navire était élégant et bien proportionné, avec les deux puissantes tourelles de l’avant équilibrées par l’importante artillerie secondaire à l’arrière. Le Strasbourg se différenciait de son systership le Dunkerque par une passerelle inférieure à deux étages et quelques variantes mineures de sa direction de tir.

Le Strasbourg participe, en octobre-novembre 1939, à la poursuite du Graf Spee. Il échappe à l’attaque de Mers-el-Kébir le 3 juillet 1940, et arrive à Toulon le 4 juillet. Le Strasbourg devient bâtiment amiral des forces de haute mer ; il se saborde le 27 novembre 1942. Relevé, le 17 juillet 1943, il est rendu aux français par les allemands. Coulé de nouveau, le 18 août 1944, par le bombardement allié au moment du débarquement en Provence. Il sera relevé par la suite mais non réparé.

Longueur : 214,5 m Largeur : 31,16 m Tirant d’eau moyen : 8,76 m Tonnage : 26500 tonnes, 160000CV Vitesse : 30 nœuds Armement : 8 canons de 330 en deux tourelles quadruples à l’avant. 16 canons de 130 antiaériens, 4 canons de 47 antiaériens, 8 canons de 37 antiaériens, 32 mitrailleuses, 4 avions Aviation : 4 hydravions Loire-Nieuport 130, 1 catapulte

Sources : Les navires de la seconde guerre mondiale par D.J. et H.J. Lyon (Éditions Atlas) et La seconde guerre mondiale en 8 tomes (Tallendier)


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